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vendredi 2 décembre 2011

LA LISTERIOSE et LISTERIA MONOCYTOGENE

LA LISTERIOSE et LISTERIA MONOCYTOGENE

Étude Bactériologique et Diagnostic


tout sur la Listériose et Listéria monocytogène : son habitat, son pouvoir pathogène, sa physiopathologie, son épidémiologie, son diagnostic, son traitement, sa prophylaxie

Table des matières



Salim Djelouat
Professor Medical Analyses and Medical bacteriology / Scientific Author / knolAuteur

LA LISTÉRIOSE
  (Listéria Monocytogène)

PAR : Salim Djelouat









                                                          

    Listeria monocytogène, espèce type du genre Listeria, a été décrite en 1926 par Murray et al.     
    Isolé en 1948 dans le sang de bœuf chauffé par Sophier et Co.
    Dans les années 1950, de bactérie banale, listéria monocytogène est reconnu comme étant responsables d’infections graves et parmi lesquelles on notait des atteintes neuro-méningées surtout chez les enfants et les personnes âgées.
    Listéria monocytogène est souvent responsable d’épidémie, telle que l’épidémie de 1981, survenu au canada ou de l’épidémie survenue en France en 1992, qui a entrainée plus de 50 décès.
    Aujourd’hui, listéria monocytogène est placée au premier rang des préoccupations des autorités sanitaires dans le monde.
     

01 – Habitat

    Listéria est un germe ubiquitaire très largement répandue dans la nature : sol, eau, végétaux.

    Le genre Listeria comprend sept espèces :
    • Listeria monocytogène
    • Listeria ivanovii
    • Listeria inocua
    • Listeria welchimeri
    • Listeria seeligeri
    • Listeria grayi
    • Listeria murrayi
 
    Elles sont différenciées par leurs caractères biochimiques

02 - Pouvoir pathogène naturel

    Décrite comme une bactérie opportuniste, occasionnant de rares troubles chez les sujets fragilisés ou immunodéprimés ?
    Listéria monocytogène, peut très bien se comporter comme une bactérie très virulente et touchant les sujets en très parfaite santé.
    Listéria monocytogène est responsable de la listériose.
La listériose est une septicémie d’origine digestive, avec risque d’infections fœtus-placentaire et de méningo-encéphalite.
    Elle touche plus particulièrement les personnes fragilisées :

    • Femmes enceintes
    • Les nouveaux nés
    • Les patients immunodéprimés sous chimiothérapie
    • Les sidéens
    • Les personnes présentant des anomalies hépatiques (cirrhoses…)
    • Certaines personnes génétiquement prédisposées

    Après une incubation de 3 jours à 8 semaines, la maladie débute par une fièvre isolée (forme bactériémique), associée à des céphalées (forme méningo-encéphalitique) ou à des signes d’atteinte des nerfs crâniens (rhombencéphalite) sans diarrhée.

    A - La listériose chez les sujets  immunocompétents :     Des gastro-entérites ont été décrites avec diarrhées, survenant quelques heures après absorption d'aliments massivement contaminés (salade de soja…) et habituellement sans complications neurologiques ni septicémie.

    B - La listériose neuro-méningée :
    La listériose neuro-méningée est une méningo-encéphalite lympho-monocytaires ou purulente, avec fièvre, céphalées, raideur de la nuque, parfois des paralysies des nerfs crâniens (rhombencéphalites).
    C - La listériose foeto-maternelle :   
    Les signes d'infection chez la mère sont souvent inapparents ou résumés à :

    • un syndrome pseudo-grippal avec fièvre et frissons
    • fatigue
    • maux de tête
    • myalgies

    Ses signes précédents l’accouchement de 2 à 14 jours où plus.Une rechute fébrile, avec bactériémie, est souvent observée au cours de l'accouchement.
    La plupart des listérioses sont décrites après le 5e mois de grossesse, mais des avortements spontanés ou répétés peuvent survenir avant cette date.
    L'infection après le 5e mois peut souvent entraîner un accouchement prématuré.
    Il existe deux modes de contamination du nouveau né par listéria monocytogène :

        c1 – Contamination transplacentaire :
    Listéria monocytogène traverse le placenta par un mécanisme moléculaire (étude menée par le groupe de Marc Lecuit) et va infecter le nouveau né in utéro par voie sanguine à la suite d’une bactériémie de la mère.
    L'infection est évidente dès la naissance avec :
    • cyanose
    • apnée
    • détresse respiratoire
    • troubles de la conscience (apathie, convulsions),
    • éruption qui est très rare
    • Une pneumonie péri-bronchiale est souvent retrouvée.
    • La mortalité est élevée et reste inférieure à 50% des cas pathologiques

        c2 – Contamination non transplacentaire : 
    Dans moins de 10% des cas, le nouveau-né est contaminé dans la période périnatale ou au cours de l'accouchement, sans infection placentaire.
    L'enfant naît apparemment sain et l'infection apparaît 8 à 60 jours après l'accouchement, avec :
    • méningite purulente
    • fièvre
    • insomnie
    • irritabilité
    • troubles de la conscience

    Le diagnostic est précocement établi, expliquant la faible mortalité dans cette forme clinique.

    D - La listériose gastro-intestinale : 
    Plus récemment, des gastro-entérites à Listeria monocytogène ont été décrites, mais cette forme de listériose non invasive n'a pas été identifiée.

03 - Physiopathologie de la listériose

    Listéria monocytogène est une bactérie intracellulaire facultative.
    Les aliments contaminés pénètrent par voie digestive, qui reste la principale porte d'entrée de la bactérie.
    Les bactéries vont gagner la circulation sanguine  en contaminant les monocytes, par la voie lymphatiques (ganglions régionaux).
    Les monocytes vont libérer les bactéries dans la circulation.
    Le foie et la rate, sont les deux organes cibles des listéria et vont leur servir de lieux de multiplication bactérienne.
    Si l'inoculum initial est peu important, même chez les sujets immunocompétents, l'infection reste pratiquement inapparente, le système immunitaire va contrôler l'infection.
    Si au contraire l'inoculum  est très important surtout chez les sujets fragilisés, leur système immunitaire ne peut plus contrôler l'infection (intestins, foie, rate), les bactéries vont être libérées en quantité importante dans la circulation et vont coloniser le placenta chez la femme enceinte vers le 5e mois de grossesse, avec formation de granulomes inflammatoires traduisant une chorio-amniotite et infection  in utéro dans presque 90 à 95% des cas.
    Les contaminations à la naissance sont très rares et surviennent dans  moins de 10% des cas.
    Il est aussi à noter que les listéria colonisent le système nerveux central, par la voie circulatoire.

04 - Épidémiologie de la listériose


    • La listériose est une maladie rare (1 - 5 cas / millions d'habitants)
    • Son incidence en France est de 250 à 300 cas par an.
    • Son taux de létalité reste malheureusement assez élevé : 20 à 30% des cas
    • Diagnostiquée principalement dans les pays industrialisés, elle n'est pas décrite dans les pays pauvres (ou son diagnostic ne se fait pas ou se fait très mal)?.   
    • La transmission est humaine et surtout d'origine alimentaire.

    La transmission est humaine et surtout d'origine alimentaire.
    L'ingestion d'aliments contaminés par Listéria monocytogène est le mode de contamination le plus fréquent chez l'homme.
    Les principaux aliments incriminés dans la transmission de listéria monocytogène sont :
    • Les viandes (pâtés, beefsteak haché …), charcuterie, les hotdogs, la volaille, poissons et fruits de mer insuffisamment cuits
    • Les œufs et les aliments préparés à l’aide d’œufs crus ou légèrement cuit (mayonnaise, vinaigrette…)
    • Le lait cru non pasteurisé et les produits laitiers à base de lait cru non pasteurisé et plus particulièrement les fromages à pâte molle et à pâte demi-ferme, comme le Brie ou le Camembert
    • Les jus non pasteurisés
    • certains végétaux (soupe de choux, soja…)

    Les aliments qui induisent des listérioses sont souvent contaminés à fort taux (>105/g).
    La transmission alimentaire est liée au caractère ubiquiste et saprophyte de la bactérie (sol, eaux, végétaux…) qui contamine fréquemment à faibles doses l'alimentation.
    La population est fréquemment exposée à faibles doses, ce qui explique un portage digestif (1 - 10% de la population) avec un portage intermittent touchant jusqu'à 70% de la population.
    Fait capital, cette bactérie a une température de croissance entre 3°C et 45°C, avec optimum 30 - 37°C (la température de 4°C est utilisée comme procédé d'enrichissement).
    Cette capacité de croître lentement à basse température explique la fréquence des contaminations alimentaires qui sont amplifiées par un long séjour au froid avant consommation.
    Les sujets à risque sont les femmes enceintes pendant toute la grossesse et les immunodéprimés ou fragilisés par une maladie sous-jacente 
    • personnes atteintes d'hémopathies
    • de SIDA
    • de cancers
    • de maladies hépatiques (cirrhose, hémochromatose)
    • personnes hémodialysées
    • transplantées d'organe ou de moelle
    • diabétiques
    • les alcooliques….

    Les sujets âgés bien portants n’ont pas un risque beaucoup plus élevé que celui de la population générale.
    Les enfants même jeunes ont un risque identique, voire plus faible que celui de la population générale.
    Le portage fécal est estimé à 10 - 30%.

05 - Les principales voies de transmission de la listériose 

    Deux principales voies sont décrites :
    A - La voie directe : 
        a1 - Essentiellement par voie hématogène (listériose congénitale) :
    Chez l'homme, la transmission de la mère au fœtus peut se faire par voie digestive ou respiratoire (infection amniotique, aspiration de germes situés dans le col ou le vagin).
        a2 - Une transmission par voie respiratoire :
    Est envisageable mais reste rare (surtout dans les bergeries ou les règles d’hygiène élémentaires ne sont pas respectées).    
        a3 - Une transmission par contact :
    Est possible, mais cependant la listériose cutanée est rare.
    B - La voie indirecte : 
    Elle est représentée par :
        b1 - Le milieu extérieur :
     Surtout le sol, les eaux, les végétaux...
        b2 - Les porteurs sains, chroniques ou convalescents  :
    Surtout les femmes ayant eu un avortement listérien  et les malades.
        b3 - Les matières virulentes :
    Placenta, les lochies, les urines et les matières fécales, le cerveau et le liquide cérébro-spinal.
        b4 - Les arthropodes :
    Tiques, mouches...,  sont porteurs de listéria et pourraient jouer le rôle de vecteur.
 

06 - Les épidémies de listériose ?

    La maladie évolue par cas sporadiques plus fréquent à la fin de l'été et à l’automne, ponctué par des épidémies meurtrières liées à l'absorption d’aliments contaminés (charcuterie, fromages, produits laitiers, salade de choux…).
    De nombreuses épidémies ont été rapportées dans le monde.

07 - Étude bactériologique 

    A – Caractères morphologiques : 

    • Listéria monocytogène est un bacille à Gram (+) et mesure 1 - 4 µm / 0,5 µm,
    • Se présente en courtes chaînettes ou en petits amas
    • mobile 22°C, ciliature péritriche
    • immobile 37°C
    • non capsulé
    • non sporulé


    B – Caractères culturaux : 

    • température de culture optimale : 30 – 37°C
    • poussent en milieux ordinaire entre 4°C et 45°C
    • aéro-anaérobies facultatifs
    • les colonies mesurent entre 1 - 2 mm : Smooth, transparentes, à bords réguliers, transparentes, irisées
    • sur gélose au sang de cheval à 5%, présence d’une β-hémolysine  


    C – Caractères biochimiques : 

Les caractères fermentaires des sucres permettent de distinguer les espèces du genre Listeria.


    D – Marqueurs épidémiologiques : 

    La structure antigénique des acides téichoïques permet de définir 16 sérovars.
    Près de 75% des souches humaines appartiennent au sérovar 4b, les autres appartenant au sérovar 1/2 (25%).
    E – Sensibilité aux antibiotiques : 
    Listéria monocytogène est sensible à la plupart des antibiotiques actifs sur les bactéries à Gram positif telles : 
    •  pénicillines (AMX, amoxicilline)
    • aminoglycosides (K, kanamycine; GM, gentamicine).

    On note une résistance notable aux :
 
    • céphalosporines de 2e et 3e génération (FOX, céfoxitine; CXM, céfuroxime; CAZ, ceftazidime; CTX, céfotaxime; MOX, latamoxef),
    • le triméthoprime-sulfaméthoxazole
    • la rifampicine

    F - Vitalité :   
    Bien que non sporulée, cette bactérie est relativement résistante en milieux hostiles en présence :
    • de Na Cl (10%)
    • de bile 40%
    •  de tellurite de potassium (0,5 %) et beaucoup autres antiseptiques

    Cependant, la bactérie est facilement détruite par la chaleur :
    • 30 mn à 55°C
    • 1 - 2 mn à 100°C
 
    Elle supporte des pH de 5,6 - 9,6 (pH optimum 7,2 - 7,6), mais est très sensible à pH acide (ce qui explique que les yaourts ne sont pas contaminés par cette bactérie).

08 - Démarche d'identification bactérienne

    Elle repose sur l'isolement et l'identification de Listéria monocytogène à partir des produits pathologiques.
    
    A - Les prélèvements :    

        a1 – Chez l'enfant et l'adulte :
    
Tout prélèvement est orientés par les signes cliniques.
    Deux prélèvements peuvent être prescrits : hémocultures et ponction lombaire.
    La coproculture reste le plus souvent négative et c'est pour cette raison qu'elle n'est pas prescrite d'une façon systématique.

        a2 - Chez la femme enceinte :
  
 En cas de fièvre inexpliquée, 3 à 4 hémocultures seront demandées. (pour aller plus loin)
 
        a3 – Au cours et après l'accouchement , les examens conseillés sont :
      • Examen bactériologique pour le  placenta et les lochies 
      • Examen anatomo-pathologique du placenta peut être demandé (présence de granulomes typiques)
      • Hémoculture en cas de fièvre après l'accouchement


        a4 - Chez le nouveau-né, les principaux examens demandés sont  :
      • sang pour hémoculture
      • Liquide Cephalo-Rachidien pour examen cytobactériologique
      • prélévement gastrique
      • Prélèvement du méconium
      • Selles pour coproculture en cas de diarrhées ou de certaines formes tardives de listériose;
  
        a5 – Pour enquêtes épidémiologiques ou en cas d'épidémie:
      • Prélèvement des aliments suspects pour étude bactériologique

    B - Examen microscopique : 
 
        b1 – Examen microscopique à l'état frais :
    Il nous permet d’étudier la mobilité de listéria monocytogène et doit se faire à 22°C (présence d’une ciliature péritriche).
    Il faut souligner que listéria monocytogène est immobile à 37°C

        b2  - Examen microscopique après coloration :
    Présence de bacilles en courtes chainettes à Gram positifs, souvent en intracellulaire.
 
        b3 – Examen cytologique :
    Elle est souvent étudiée en cas d’infection méningée.
    On note une réaction inflammatoire avec présence de plus de 1000 éléments cellulaires/mm3, avec prédominance des monocytes.

    C - Examen après culture :
    La culture est facile sur milieux ordinaires ou milieux au sang (gélose au sang).
    Un milieu de culture sélectif pour listéria monocytogène est disponible et contient de :
    • L’acide nalidixique 40 µg/ml
    • La colimycine 4 µg/ml,
    •  La trypaflavine 45 µg/ml)

    Les colonies sont petites (1 mm), S smooth, à bords réguliers, transparentes, irisées bleu vert.
    Sur gélose au sang on note une zone d'hémolyse ß.
      Important : listéria monocytogène pousse a +4°C

    D - Identification biochimique : 

    Listéria monocytogène est :
    • Catalase    (+)
    • Lécithinase (+)
    • Glucose     (+) sans gaz
    • Esculine    (+) sans gaz

    Les sept principales espèces du genre Listeria sont identifiées par leurs caractères biochimiques et plus particulièrement la production d'acides sur D-xylose et L-rhamnose.
    Les souches pathogènes appartiennent aux sérovars 1/2 (25%) et 4b (75%).

    E – Examen biochimique du L.C.R : 
    La biochimie du L.C.R, nous donne une glycorachie effondrée.

    F – Vitalité  :

    
Listéria accepte des variations de températures de  - 2°C  à  +45°C
    
Elles est détruite par la cuisson (+60°C) et par la Pasteurisation.

09 - Méthode de prévention de la listériose 

    La prévention de la listériose passe d’abord par :
        1.  Le contrôle rigoureux des aliments industriels (chaîne du froid, processus de préparation, cuisson contrôlée, contrôle du lait et des animaux, hygiène des pratiques, des locaux et des infrastructures).
        2.  l’éducation des groupes à risques et des consommateurs, en évitant les aliments à risques : cuisson des aliments, à chaque fois qu'elle est possible, précautions d’hygiène alimentaire lors de la préparation des aliments (réfrigérateurs, dates de péremption…).


10 - Recommandations 


    A – Recommandations pour les personnes à risques :

    Listéria monocytogène résiste au froid, mais reste sensible à la chaleur : 

    • Éviter les aliments à risques
    • Éviter de consommer des fromages au lait cru (ainsi que le fromage vendu râpé)
    • Éviter la consommation de poissons fumés, de coquillages crus, de surimi, de tarama, etc.
    • Éviter de consommer crues des graines germées telles que les graines de soja
    • Éviter les produits de charcuterie cuite tels que les rillettes, pâtés, foie gras, produits en gelée, etc.
    • Pour les produits de charcuterie type jambon, préférer les produits préemballés qui présentent moins de risque d’être contaminés.


    B – Listéria monocytogène est ubiquiste,  les aliments sont contaminés par contact avec l'environnement :  

    • Enlever la croûte des fromages
    • Laver soigneusement les légumes crus et les herbes aromatiques
    • Bien cuire les aliments crus d’origine animale (viande, poissons, charcuterie crue telle que les lardons)


    C – Les règles habituelles d'hygiène à respecter :

    • Afin d’éviter des contaminations croisées (d’un aliment à    l 'autre), conserver les aliments crus (viandes, légumes etc.…) séparément des aliments cuits ou prêts à être consommés.
    • Après la manipulation d’aliments non cuits, se laver les mains et nettoyer les ustensiles de cuisine qui ont été en contact avec ces aliments
    • Les restes alimentaires et les plats cuisinés doivent être réchauffés soigneusement avant consommation immédiate
    • Nettoyer fréquemment et désinfecter ensuite avec de l’eau javellisée son réfrigérateur
    • S'assurer que la température du réfrigérateur est suffisamment basse (4°C)
    • Respecter les dates limites de consommation


    D – Antibioprophylaxie :     

    L’antibioprophylaxie pour les personnes ayant consommé un aliment contaminé par Listéria monocytogène n'est pas préconisée du fait de la rareté des cas par rapport à l’exposition : consultation sans délai devant une fièvre isolée ou associée à des maux de tête dans les 2 mois après la consommation d’un aliment contaminé.



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